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Comment Ne Pas Vivre Nue Quand On Est Écolo ?

Août 6, 2020

Faire le choix d’un mode de vie écolo, ce n’est pas seulement faire la paix avec la nature, ses valeurs, et l’ordre cosmique. La vérité, c’est que c’est aussi un peu une grosse galère. Parce que tout (absolument tout) devient prise de tête : se nourrir, se laver, se déplacer…

La vie écolo, que du plaisir !
Nous, quand on réalise ce qu’on a fait à la planète en utilisant des coton-tiges pendant toutes ces années.

Et ça vaut aussi pour un truc qu’on fait normalement tous les jours : s’habiller

Mon jean préféré a été traité avec de dangereux produits chimiques, c’est grave docteur ? Mon pull en moumoute relâche des micro-plastiques, dois-je le renier ? Et, finalement, comment résister à la folle envie d’aller vivre nue dans la forêt 

La mode la plus éthique
Et expliquer ses choix de vie à la société…

Voici donc 5 conseils pour s’habiller écolo et éthique (sans y laisser un bras) : 

1) Faites la paix avec ce que vous possédez déjà

Parce que le vêtement le plus éthique et le moins cher, c’est encore celui qu’on n’achète pas… Bon, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire. Donc, on a fait une petite check list pratique: 

  • Faites le tri ! Et on ne parle pas forcément de tri géant à la mode de Marie Kondo. Nous, on vous conseille plutôt de refaire gentiment connaissance avec les fringues qui traînent au fond de votre placard. Pour mieux raviver la flamme… 
  • Et un petit tour chez le retoucheur ou une copine super douée, ça aide pour retomber en amour avec ces vêtements qui ne vous vont pas parfaitement !
  • Enfin, pardonnez-vous : pour votre passé de fashion addict, pour votre ancienne vie de quand vous ignoriez tout des méfaits du polyester et du coton non-biologique. Quant à tous ces vêtements synthétiques qui relâchent des micro-plastiques à chaque lavage : ne les enterrez pas dans le jardin, ne les brûlez pas dans la cheminée… ne déplacez pas non plus le problème en les donnant à quelqu’un d’autre. Tant qu’ils sont en bon état, cherchez plutôt à limiter les dégâts, et prenez-en soin ! Ne les lavez à la machine que quand ils en ont vraiment besoin, à 30°c et dans une taie d’oreiller pour éviter les frottements du tambour (qui détachent les micro-fibres). 

2) Besoin (ou envie, vous avez le droit) de nouveaux vêtements ? Regardez d’abord du côté des sites et boutiques de seconde main

Aujourd’hui il y a l’embarras du choix, et vous économiserez plein de sous. Mais attention à ce que vous achetez. Parce qu’entre donner une seconde vie à un vêtement et récupérer la poubelle d’autrui, il n’y a parfois qu’un pas. Donc, on tâte les matières, on déchiffre les étiquettes et dans le doute, on vérifie avec… son briquet ! Tirez sur un fil et faites-le brûler : si ça sent le cochon grillé, c’est une fibre naturelle, et si c’est du synthétique, vous le saurez tout de suite aussi. 

Alors, naturelle ou synthétique ?
Bien sûr, on demande toujours l’autorisation avant. 

3) Cherchez du côté des marques éthiques

C’est pas nous qui allons vous dire le contraire. Mais c’est aussi parce qu’on a pas toutes le temps ni l’envie de courir les friperies, et qu’il y a des choses comme les sous-vêtements ou les chaussettes (ou les collants !!!) qu’on préfère acheter neuves. Dans ce cas, tournez-vous vers des marques engagées, qui font des efforts sur : 

  • les matières (naturellesrecyclées…)
  • le lieu et les processus de fabrication (donc : pas au bout du monde)
  • la transparence 

4) Fixez-vous un challenge pour une période déterminée

Six mois ou un an, c’est bien pour adopter de nouvelles habitudes. Et pour l’objectif que vous vous fixez, vous faites comme vous voulez : pas plus d’un article par mois / que du seconde main / que des vêtements en fibres naturelles ou certifiées / que du made in Europe… ça peut être compliqué au début mais vous verrez : vous choperez vite les bons réflexes, et bientôt un retour en arrière deviendra impensable !

5) Et pour finir, listez vos achats et leurs caractéristiques

Date, prix, première ou seconde main, matière, marque… OK ça fait un peu grand-mère, mais l’idée c’est qu’en analysant ce qu’on a acheté on identifie mieux ce dont on a réellement besoin, et comment s’améliorer à l’avenir !